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L’art du tressage en Polynésie

« Au vent des îles » possède aujourd’hui un catalogue unique consacré au Pacifique — allant de la littérature, l’art et la culture en passant par le « polar » et l’environnement — dont l’objectif est de mieux faire connaître les différentes facettes de cette région, « vue de l’intérieur ».

Tressage. Œuvres, matières et gestes d'hier et d'aujourd'hui. Publié en français par Hinanui Cauchois, collection Culture Pacifique – Arts et artisanats de Polynésie française, Au vent des îles, Tahiti, 2013. ISBN : 978-2-9156-5476-9 Relié sous jaquette, 24 x 30 cm, 221 ill. coul et N/B.

Tressage. Œuvres, matières et gestes d’hier et d’aujourd’hui.
Publié en français par Hinanui Cauchois, collection Culture Pacifique – Arts et artisanats de Polynésie française, Au vent des îles, Tahiti, 2013. ISBN : 978-2-9156-5476-9
Relié sous jaquette, 24 x 30 cm, 221 ill. coul et N/B.


Après Sculpture. Des œuvres anciennes aux créations contemporaines ; Tridacna gigas, objets de prestige en Mélanésie et Va’a, la pirogue polynésienne, cet ouvrage est dédié au tressage polynésien. Ce domaine reste aujourd’hui mal connu, en dépit de son importance culturelle. Les écrits sur le sujet restent rares, voire inexistants. Ce livre vient donc réparer un manque en retraçant son histoire et en nous faisant découvrir toute sa richesse et toute sa complexité.
Dans un monde sans clou ni vis, les matières premières et, en particulier, les fibres naturelles, étaient l’une des rares ressources pour la fabrication d’objets en Océanie. Tout l’art des Polynésiens repose, en effet, sur leur étonnante aptitude à tirer profit de la générosité de la nature qui s’offrait à eux.
Ainsi, l’art du tressage et de la vannerie, présent à toutes les étapes et dans presque tous les objets de la vie quotidienne, était incroyablement abouti : cordages, tresses et liens utilisés pour la navigation (pirogues, voiles), pour la pêche (filets, nasses, pièges, hameçons), l’habitation, pour confectionner des paniers, des outils, les vêtements, les armes (lances, massues, frondes), la musique (tambours), les ornements et objets de prestige (parures, coiffes, éventails), la religion (costume de deuilleur)…
La partie historique de l’ouvrage aborde le tressage à travers les premières légendes, son utilisation dans la navigation traditionnelle, dans les principaux aspects de la vie de tous les jours et religieuse, jusqu’à la mort, ultime étape où il accompagne l’homme dans son dernier voyage. Le tressage est également étudié à travers ses matières végétales favorites — le pandanus et le cocotier —, et ses différentes techniques qui demandent patience et dextérité. La partie moderne présente l’évolution d’un domaine bouleversé par les profondes transformations de la société polynésienne, suite au contact avec l’occident, à la fin du XVIIIe siècle, qui verra l’arrivée de nouveaux matériaux et techniques qui conduiront à l’abandon de certains savoir-faire traditionnels.
Un chapitre est dédié au chapeau, un objet introduit au début du XIXe et dont l’histoire est étonnante. Le chapeau, tel qu’on le connaît aujourd’hui, n’existait pas dans la société polynésienne. La tête était considérée comme sacrée et, seuls les chefs avaient le privilège de porter des coiffes. Lorsque les Occidentaux sont arrivés avec leurs couvre-chefs, les Polynésiens de tous rangs se sont approprié cet insigne de pouvoir. Le Musée de Tahiti et des Îles possède d’ailleurs une collection de chapeaux tressés dont certains par la reine Pomare elle-même.
Cet ouvrage permet aussi de découvrir le tressage contemporain et sa dimension socio-économique en Polynésie. Aujourd’hui, sa fonction s’est déplacée et son utilisation a été réinventée et, même s’il est toujours utilisé de manière traditionnelle dans certaines îles — en particulier, aux Australes — pour la confection de paniers, de filets de pêche ou pour les pirogues, il n’est plus, pour la plupart des familles polynésiennes, une activité indispensable. En revanche, il est devenu une forme de « vitrine culturelle » qui permet aux artisans de perpétuer les gestes d’hier tout en y apportant un nouveau souffle.
Grâce à Hinanui Cauchois ces réalisations ne seront plus regardées comme de l’artisanat, mais comme l’expression de la création de véritables artistes.
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sculpture

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